French – Term 2, 2021

Pīhopa Pomapārie – Court Résumé |Bishop Pompallier – A Short Summary

Nous savons parfaitement que les relations initiales entre les Français et les Māori étaient désastreuses. En 1772, à la Baie des îles, lors d’une visite dans le nord d’Aotearoa, Marion du Fresne et son équipage ont refusé de suivre les ordres des chefs de tribus et ont ignoré le tapu que ceux-ci avaient mis sur la baie après la noyade des pêcheurs locaux. Du Fresne et plusieurs de ses camarades ont été tués. Après le meurtre du capitaine du Fresne et ses compatriotes, les membres de l’équipage restant ont vengé l’assassinat en pillant des villages et ont tué des centaines de ses habitants. 

Passons directement en janvier 1838, un évêque français, Jean-Baptiste François Pompallier est arrivé en Nouvelle-Zélande, mais cette fois, sur la côte ouest de l’Île du Nord, à Hokianga. Avant son arrivée au pays, il était passé par l’Amérique du Sud, Tahiti, les Tonga, Wallis-et-Futuna et l’Australie. A Tahiti, il a pris le bateau Raiātea dont le nom a probablement donné un lien fort à la patrie des Māori de Hokianga. Sur place, il a vite fait la connaissance d’autres catholiques qui s’y étaient déjà installés. Pomapārie a donné sa première messe Catholique le 13 janvier 1838 à Tōtara Point. 

    
Photo 1 (Left): « L’évêque Pompallier arriva ici le 10 janvier 1838 et donna sa première messe ici le 13 janvier 1838 » à Tōtara Point.
Photo 2 (Right): Le socle érigé en 1938 pour commémorer le centenaire de la première messe catholique en NZ à Tōtara Point.

En 1839, Pompallier a acheté du terrain à Pūrākau, où il a établi la première mission catholique en Nouvelle-Zélande. Ici, l’église St Mary (Hata Maria) a été construite en 1899. Cette église est très importante car elle a joué un rôle majeur dans notre histoire en 2002 (voir ci-dessous). L’église a été transportée à Motuti en 1922.

Aussi en 1839, Pompallier est allé à Kororāreka/Russell et il a acheté du terrain où il fera construire plus tard la fameuse imprimerie. Pompallier n’était pas présent lorsque Te Tiriti fut signé mais il assista aux négociations en demandant publiquement à William Hobson que la liberté de la religion soit assurée en Nouvelle-Zélande. On parle souvent du « quatrième article » du traité que nous devons en partie, à Pompallier. Cependant, ce dernier article n’a jamais été écrit sur le document officiel.

En 1842, la construction de l’imprimerie (dit Pompallier Mission) s’est achevée à Kororāreka. Entre 1842 et 1850, environ 40 000 livres ont été imprimés dont 6 000 exemplaires en te reo Māori de Ko te ako me te karakia o te Hahi Katorika Romana (Enseignements et prière de l’église Romaine Catholique). Ils ont aussi bâti une tannerie pour produire les couvertures des livres. De nos jours, la mission Pompallier est ouverte pour des visites guidées. 


Pompallier Mission – Kororāreka/Russell.

Il a quitté le nord pour s’installer à Auckland. Il est rentré en France en 1868, âgé et malade. Il est mort en 1871 à Puteaux près de Paris. En 2002, l’évêque a été exhumé pour effectuer son ultime voyage, un retour en Nouvelle-Zélande. Pompallier a été enterré sous l’autel de l’église St Mary à Motuti.

Après un début assez précaire à cause de la négligence de l’équipage de Marion du Fresne, les relations Franco-Māori se sont beaucoup améliorées durant le XIX siècle. Pompallier est un personnage important de l’histoire d’Aotearoa. Pendant ses 30 ans ici, il a beaucoup voyagé en Nouvelle-Zélande et il a laissé un grand héritage. Des établissements éducatifs, des bâtiments et parfois, même des rues portent son nom. 

   
L’entrée de l’église St Mary à Motuti où l’évêque a été transporté et finalement enterré en 2002. 

Article written by Simon McGinley, National French Adviser, Future Learning Solutions - Centre for Languages.